Une visite chez Jean Luc Mourier: une étoile montante du CSO français. Partie 2.

16 février 2020

Le weekend dernier ’équipe Prokoni avait eu l’opportunité de visiter les écuries Saint Amours se situant dans la Haute-Savoie, et de faire une magnifique rencontre avec le propriétaire: Jean Luc Murier.

Ce cavalier français de haut niveau, avait accordé un petit moment à nos reporteurs et avait répondu à tout nos questions:

La premiere partie de l'Interview avec Jean Luc Mourier.

/photographe @sofya_k._photography

Prokoni: Qu’est ce qui est pour vous le plus important dans la relation Cheval- Cavalier?

Jean Luc Mourier: Comme moi je viens à la base du milieu de loisir, je pense que c'est très important que votre cheval vous aime, que vous ayez une bonne relation avec. Je ne suis pas d’avis que l’on peut juste monter sur un cheval, le faire sauter, et puis arrêter comme ça. Je pense que c’est avant tout une bonne relation avec le cheval qui est nécessaire, c’est pour ça que j’aime beaucoup l’éthologie, elle permet de mieux comprendre le fonctionnement d’un cheval, les raisons qui lui font peur des choses, pourquoi il peut refuser.

/photographe: @kzk_dmitry_photography

Prokoni: Est ce qu’il y a un cheval durant votre vie équestre, qui vous avait particulièrement marqué?

Jean Luc Mourier: C’est le cheval avec qui j’avais commencé à sauter. J’étais complètement amateur, et comme j’appréciais beaucoup sauter, j’avais demandé à mon amis, avec qui nous avions fait la rencontre dans les supermarchés, que je voulais m’acheter un cheval. Alors nous sommes allé m’acheter un cheval, et nous nous sommes biens faits escroqués: premier achat et première escroquerie! On avait acheté un cheval qui sautait très bien à la maison, mais refusait en concours. J’étais débutant, je sautais 90 centimètres, j’avais 23 ans et je devais commencer avec les enfants. Au début c’était difficile, même à la maison, il ne voulait pas sauter tout ce qui est bleu, les bidets, les combinaisons. C’était un grand challenge de réussir avec ce cheval et donc avec nous avons commencé les épreuves à 90 centimètres, c’était pas facile, je tombais souvent, j’étais éliminé. Mais chaque année c’était un peu mieux, je sautais plus haut. La dernière année, avant qu’il soit retraité, nous avons gagné 1m35, avec ce même cheval! C’était une belle aventure.

/photographe @sofya_k._photography

Prokoni: Vos enfants ils sont également passionnés par l’équitation, vous souhaiterez q’ils choisissent ce sport en tant que profession?

Jean Luc Mourier: Honnêtement, je leur ai dit non. Par ce que je pense que c’est très aléatoire la réussite dans se sport. Il y a beaucoup plus de cavaliers malheureux et un peu dégoutés, que de cavaliers très heureux. Je leur aurais plutôt conseillé de faire de bons études, d’abord, d’aller en université. Mon premier garçon vient de finir l’université et il est ingénieur en suisse, il fait de belles études. Le deuxième fait d’excellents résultats à l’école, et va passer le Bac et le troisième aussi, puis le quatrième est encore tout petit. Mais les trois ont bien compris, je pense, qu’il faillait mieux avoir un super boulot et garder l’équitation, en tout cas pour l’instant, comme loisirs, d’voir de l’argent pour acheter de bons chevaux, faire de beaux concours et se faire vraiment plaisir. Et je les ai dit à tous, que peut être, si dans dix ans vous avez travaillé, vous en avez marre, et vous vous rendez compte que c’est vraiment le cheval que vous voulez faire, vous pourrez venir travailler avec mois, je vous aiderai, etc. Mais je souhaite d’abord qu’ils aient une expérience professionnelle autre.

/photographe: @kzk_dmitry_photography

Prokoni: Vu que vos enfants partagent cette passion et écurie, est ce qu’ils vous «piques» parfois des chevaux, ou vous leurs prêtés vos propres montures?

Jean Luc Mourier: Oui, je leur prête parfois des chevaux, mais en générale mes enfants ne me demandent pas, car ils savent que ces chevaux coutent très cher et qu’ils font de grosses épreuves,. Ils savent que c’est mon métier, que je gagne ma vie avec ça donc il faut que les chevaux en pleine forme pour faire des sans fautes pour gagner des compétitions, de l’argent parce que on vit avec ça. Cependant souvent pour leurs faire plaisir je leur prête un de mes chevaux. Par exemple l’année dernière, Vincent, qui est le plus grand, je lui avais prête JackPot, pour faire le championnat de France pour lequel il était qualifié. Une autre fois, quand le cheval de mon deuxième fils était blessé je lui avait prêté un des miens pendant quelques mois pour qu’il puisse continuer les compétitions, donc de temps en temps.

/photographe @sofya_k._photography

Prokoni: Pourrez vous décrire les écuries Saint Amours, qui en effet font partie de votre maison, en trois mots?

Jean Luc Mourier: Ce n’est pas une question facile! Saint Amours c’est déjà la «Passion» des chevaux. Puis vu que j’ai tout construit ici, on peur dire que c’est mon «Bébé», et finalement c’est une «Pépinière», où tout le monde, les cavaliers et les chevaux, grandissent et s’épanouissent.

Nous remercions Jean Luc Murier pour son temps, et ses réponses sincères et détaillées à nos questions!

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